L’envers du Slip Français

En 10 années d’existence, Le Slip Français est devenu le fer de lance de cette nouvelle vague d’entreprises du fabriqué en France dont la réussite repose sur deux facteurs essentiels que sont : une communication originale et une commercialisation via Internet. Mais en vérité, sous cette apparente simplicité, se cachent bien d’autres engagements sociétaux et environnementaux.

Le postulat de départ nous explique qu’il suffit de changer de slip pour changer le monde ! C’est toujours le même depuis la création de l’entreprise dirigée par Guillaume Gibault. Il s’est même renforcé ces derniers mois puisqu’aux termes de loi Pacte, l’entreprise a introduit dans ses statuts une finalité d’ordre social et environnemental en plus du but lucratif. Mais au-delà de cette communication originale, Le Slip Français s’est engagé à ne fabriquer qu’en France en acceptant de bousculer les habitudes du marché de la mode avec un modèle économique qui bénéficie à tous les acteurs de la filière.

À titre d’exemple, voilà comment se décompose le prix de vente du boxer Marius :
• 3,10 € pour la matière
• 9 € pour la confection
• 1,20 € pour la conception et le stylisme
• 1,50 € pour le transport et les expéditions
• 1,30 € pour la manutention et le contrôle qualité
• 4,20 € pour le marketing
• 5,50 € pour les équipes commerciales et les boutiques
• 3,90 € pour les frais fixes de structure
• 0,30 € pour les frais de banque
• 3,40 € pour la marge opérationnelle
Soit un total de 33,40 € + 6,68 € de TVA et un prix de vente en boutique de 40 €.

Marius, c’est lui !

On se doute que ce prix de revient pourrait très bien être divisé par 5, voire par 10, en fabriquant or de nos frontières. C’est là tout l’engagement de l’entreprise qui fait travailler une trentaine de partenaires répartis dans toute la France et dont certains sont même labellisés EPV. Le Slip Français n’hésite pas à associer son nom à d’autres marques connues comme Saint James, Lemahieu (confectionneur du fameux Marius), Regain et Broussaud… Si, au départ, ces collaborations étaient de simples engagements commerciaux, ils sont vite devenus une vraie stratégie pour fédérer les entreprises françaises autour d’un projet de mode responsable.

Chez Le Slip Français, on adopte la transparence à tous les niveaux : des packaging en carton recyclé, des cotons certifiés Oeko-Tex® et bientôt GOTS (Global Organic Textile Standard), l’utilisation de polyester et de polyamide fabriqués à partir de bouteilles en plastique recyclées ou de déchets récupérés en mer, le remplacement progressif de la viscose par le Lyocell ou le modal FSC (issus de forêts éco-gérées) sont déjà des acquis. L’avenir s’ouvre également sur le développement de nouvelles filières de notre patrimoine comme celle du chanvre et du lin au travers le projet Linpossible.

Et puis, comme la notoriété et l’engagement personnel du dirigeant favorisent les actions sociales et environnementales, on retrouve Guillaume Gibault à la présidence du mouvement “Savoir Faire Ensemble” qui regroupe les entreprises françaises de le mode et du luxe pour fabriquer les produits essentiels dans la lutte contre la Covid-19. “Cet élan collectif a fédéré 1 400 entreprises qui ont fabriqué 90 millions de masques et 10 millions de blouses. L’écosystème textile français a montré son exceptionnelle capacité de mobilisation et nous sommes fiers d’y avoir participé avec Le Slip Français, en pleine adéquation avec notre raison d’être”, explique Guillaume.
Alors oui, un Marius coûte plus cher, mais maintenant vous savez pourquoi et surtout vous savez que votre achat est un acte éco-citoyen qui va permettre d’apporter votre pierre à l’édifice auprès de nombreux acteurs de la filière de la confection française.

www.leslipfrancais.fr

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