Le bee wrap : l’emballage écolo

Remplacer le film transparent ou l’aluminium pour la conservation de nos aliments, c’est désormais possible avec le bee wrap, cet emballage alimentaire 100 % naturel à base de coton bio et de cire d’abeille !

Le bee wrap est la nouvelle tendance écolo pour conserver nos aliments et, ainsi, remplacer les kilomètres de film transparent ou d’aluminium que nous utilisons chaque année.

• Mais un bee wrap, c’est quoi ?
C’est tout simplement un emballage alimentaire à base de cire d’abeille et de coton, la cire d’abeille rigidifiant le tissu. Le bee wrap peut alors prendre la forme désirée grâce à la chaleur de la main. Il faut savoir que la cire d’abeille est imperméable, mais respirante et possède des vertus antibactériennes. Les aliments sont ainsi conservés de manière optimale.


• Comment l’entretenir ?
Après utilisation, il vous suffit de laver le bee wrap à l’eau froide ou tiède avec un peu de savon. Laissez-le sécher sur un égouttoir… et c’est reparti pour un tour ! Si vous suivez à la lettre ces précautions de lavage, il conservera ses propriétés pendant 1 an. Les éventuels dépôts et autres odeurs que vous pouvez constater dans les premiers temps d’utilisation disparaitront après quelques lavages. Dans tous les cas, ils ne se transmettent pas aux aliments et ne sont pas nocifs pour la santé.

• Quelles sont les précautions d’utilisation ?
Le bee wrap peut tout emballer sauf la viande crue et le poisson frais. Bien entendu, il faut le tenir éloigner des sources de chaleur qui risqueraient de faire fondre la cire – donc pas de micro-ondes ni de plats chauds ! En revanche, vous pouvez l’utiliser pour congeler des aliments, mais pas plus de 15 jours.

Après toutes ces explications, vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas adopter cet emballage fabriqué à partir d’ingrédients 100 % naturels et non toxiques, réutilisable et compostable en fin de vie.
Un emballage alimentaire zéro déchet, mais aussi made in France. Zoom sur quatre entreprises hexagonales qui conçoivent le bee wrap à la française.

L’embeillage : des packs bien pratiques

Quentin Sinel est le fondateur de la marque L’Embeillage, une astucieuse contraction des mots emballage et abeille. Chaque année, il fabrique dans l’ESAT Atelier du Perreux plus de 42 000 feuilles à partir d’un coton certifié GOTS enduit d’une cire d’abeille récoltée dans une coopérative normande, de résine de pin des Landes pour l’adhérence et d’huile de chanvre bio venant de Bretagne pour la souplesse. Les motifs sont réalisés par l’agence bordelaise Graine de Cactus. Quentin propose plusieurs packs contenant des feuilles de différents formats. Un pack baguette de grande longueur permet de protéger les aliments grands formats comme les poireaux, les céleris branche, les plats longs et, bien évidemment, la baguette ! Vendus principalement sur le site de la marque, on retrouve les packs L’Embeillage dans les magasins bio ou de vrac ainsi que dans certains concept-stores spécialisés dans le fabriqué en France. Sachez que pour un pack acheté, ce sont 10 abeilles sauvées dans le cadre de la protection des abeilles en partenariat avec le Rucher des Champs.

www.lembeillage.fr


Embal’Vert : le pionnier

Alastair Stephen ne vit que pour ses abeilles de la Ruche des Cimes qu’il élève avec passion près de Mauléon depuis de nombreuses années. Pionnier du bee wrap en France, il met également un point d’honneur à être le seul au monde à fabriquer sans émission de CO2 car son électricité provient exclusivement d’une centrale hydro-électrique proche de ses ruches. Le coton utilisé est certifié GOTS sur lequel il applique la cire d’abeille de ses ruches. Pour finaliser le mélange imprégnation du tissu, il utilise de l’huile de jojoba et des résines d’arbres bio. “Une feuille bien utilisée et nettoyée avec soin remplace 70 m de film plastique”, affirme Alastair. En mettant l’ensemble de la production bout à bout de l’atelier du Pays Basque, ce sont plus de 230 km de films plastiques qui sont remplacés par les feuilles proposées dans de nombreux formats allant de 20 x 20 cm à 45 x 55 cm. Elles sont vendues à l’unité ou en packs. Sachez qu’Embal’Vert offre aux lecteurs de Mag’ in France une réduction de 10 % en suivant ce lien + le code MAGINFRANCE.

www.embalvert.com


Anotherway : une gamme étendue

Née en 2018, la société Anotherway conçoit “des produits pratiques du quotidien, réduisant l’empreinte de chacun sur la planète”. Et c’est avec le bee wrap que l’aventure commence. Totalement transparente sur la provenance de ses matières premières, Anotherway utilise du coton issu de l’agriculture biologique certifié GOTS, de la cire d’abeille française (excepté pour la gamme 100 % bio avec une cire provenant de Zambie), une huile de tournesol française et une résine de pins des Landes. C’est à Marseille, dans un ESAT, que les bee wraps sont découpés, contrôlés, conditionnés et expédiés. Anotherway propose une gamme étendue à l’unité ou en packs, dans de multiples formats. Sa dernière nouveauté ? Un sac en bee wrap pour conserver les aliments plus volumineux comme une salade, le pain, un choux… mais également en remplacement des sachets plastique pour vos pique-niques ou courses. Le sac est fabriqué en partenariat avec 13 A’tipk, un atelier d’insertion agréé par l’état, basé à Marseille. Enfin, sachez qu’Anotherway s’engage chaque année à reverser 1 % de son chiffre d’affaires à une association en faveur de la planète.

www.another-day.com


Cirophane : que de la cire

Installée dans la région grenobloise, la marque Cirophane propose des feuilles à l’unité ou en packs de la même ou de différentes tailles. Geoffrey Lugli, fondateur et directeur de l’entreprise, a voulu aller plus loin dans le concept en supprimant tous les intrants qu’il juge superflus dans le mélange. Pas de résine ni d’huile dont il n’est jamais certain qu’elles ne passeront pas leur date de péremption avant la fin de vie du bee wrap. Il décide alors de s’en passer pour imprégner les feuilles de coton certifié GOTS. La solution passe par une recherche approfondie et la création d’une machine d’imprégnation conçue spécialement à cet usage. Le résultat est une enduction uniquement à la cire d’abeille et rien d’autre. Les feuilles sont donc fabriquées de manière semi industrielle, ce qui lui permet d’en produire plus de 100 000 par an en collaboration avec l’ESAT CPDS de Grenoble. Dans un futur proche, Geoffrey espère utiliser un coton bio tissé dans les Vosges ainsi qu’une cire d’abeille française labellisée bio.

www.cirophane.com

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