Avec 600 000 paires de chaussons, mules, slippers, sabots, bottines et ballerines fabriquées par an, Airplum prouve que le made in France n’est pas une fiction.
Airplum fait partie des marques fabriquées au sein de la Sodopac (Société Dogneton Pantoufle et Article Chaussant) qui va fêter ses 80 ans en 2027. Reprise en 2023 par Frédéric Guiral de Haas, Xavier Paulin et Hervé Accart, l’entreprise périgourdine d’Aubignac entend bien perpétuer l’excellence de cette production dédiée au confort des pieds. Les clés de la réussite d’Airplum et des autres marques confectionnées par la Sodopac comme Chien Botté et Kokoune sont multiples. Il y a le prix, bien évidemment, mais également le confort apporté par les célèbres semelles Airflex™ injectées directement sur les trois carrousels d’injection de polyuréthane de l’usine. Pas moins de dix types de semelles Airflex™ différentes sont produits pour le confort, la protection antichoc, les pieds larges, les formes plates, celles à talon, celles pour l’extérieur et celles pour l’été. Toutes sont légères, lavables en machine à 30°C, antidérapantes et à mémoire de forme pour que vos pieds retrouvent un soutien personnalisé à chaque utilisation.




Lors de la visite des ateliers, toutes les étapes de la fabrication sont visibles : de la coupe des premières (semelle intérieure sur laquelle repose directement le pied) jusqu’à l’injection du fameux PU (polyuréthane) de la semelle Airflex™, en passant par l’étape du bordage avec la pose d’un galon de confort à l’ouverture de la tige. L’assemblage par couture de la tige et de la douillette (ou première) se fait à main levée sur des machines à coudre droites ou rondes appelées Strobel qui demandent une grande maitrise et une longue formation. Autant de procédés parfaitement maîtrisés depuis des lustres par des ouvriers et ouvrières qui transmettent ces savoir-faire et permettent à Airplum d’avoir le précieux label EPV ainsi que la certification OFG.
Mais Airplum, ce n’est pas qu’un label et une certification, c’est avant tout la fidélité de tous ses clients, qu’ils viennent via des marques partenaires, des détaillants ou la grande distribution. “Nous travaillons depuis près de 25 ans avec Carrefour au travers la marque Tex et nous fabriquons également pour des magasins multi-marques comme Besson Chaussures et des marques de la mode comme Arthur ou La Ferme du Mohair”, explique Frédéric, qui rajoute : “Nous sommes fiers de pouvoir apposer les mentions Fabriqué en France, Origine France Garantie et Entreprise du Patrimoine Vivant sur notre site web et sur les étiquettes de nos articles chaussants”. Il faut souligner que le rond rouge EPV est mondialement connu, ce qui ouvre de nombreuses portes à l’export, notamment en Asie et aux Etats-Unis. Un rond rouge que l’on trouve depuis des dizaines d’années sur les emballages de nombreuses enseignes du luxe dans la mode, la cosmétique et la maroquinerie…



Autre point fort de l’entreprise périgourdine, sa recherche permanente de nouvelles matières et de nouveaux styles comme j’ai pu le constater lors de la visite avec quelques ébauches de sneakers sur semelle Airflex™, ou encore de mules pour l’été. De nombreuses innovations sont à attendre, car outre son bureau d’études interne, Airplum travaille également avec la designer Alison Chevalier comme sur la collection hiver 26-27 avec une tendance Art Déco et années 70.
Ce qui fait également la réputation d’Airplum et de ses autres marques, c’est aussi le prix de vente. “Depuis toujours, nous menons une politique tarifaire volontariste pour produire des chaussures et pantoufles françaises à un prix abordable pour tous. Il est possible de s’offrir un chausson Airplum, donc un produit fabriqué en France, à partir de 22 € ! C’est notre vraie force commerciale !”, explique Marine, responsable marketing chez d’Airplum.


La marque a ouvert récemment son magasin d’usine tous les vendredis après-midis. Enfin, outre sa distribution en GMS, elle possède également un site de vente en ligne et ne renie pas ses origines en capitalisant toujours sur les forains et la vente sur les marchés. Pas étonnant donc qu’avec tous ces canaux de distribution, la production dépasse les 600 000 paires par an à raison de deux collections annuelles avec chacune 80 nouveautés dont 20 à 30 % partent à l’export.
