En plein cœur de l’hiver, porter un bonnet est une sage précaution, mais si, en plus, c’est un Pipolaki, vous renouez alors avec les grandes heures du ski français.
Je ne veux pas faire le vieux, mais quand j’ai redécouvert la marque Pipolaki au dernier MIF Expo, c’est toute ma jeunesse qui est remontée à la surface. Celle des années où le casque de ski n’existait même pas et où des noms fameux comme Killy et les sœurs Goitschel faisaient les grands titres du ski français lors des JO d’Innsbruck de 1964 et ceux de Grenoble en 1968. Pour les skieurs de l’époque, porter un Pipolaki réchauffait les oreilles et donnait l’impression d’être meilleur sur les pistes…

Créée en 1962 au cœur des Pyrénées, Pipolaki devient vite la marque française iconique de bonnets et d’accessoires de montagne. Mais lorsque le casque devient la norme pour la sécurité, Pipolaki connait un vrai coup de frein et ce n’est qu’à sa reprise par le groupe MLT en 2025 qu’on assite à sa renaissance. Plus qu’une simple reprise, l’ambition d’Arnaud De Belabre, directeur général de MLT (Les Manufactures de Tricots), est que Pipolaki redevienne la référence de l’accessoire de montagne technique, durable et élégant. Un retour aux sources qui fait écho à son histoire olympique. Pour cela, il souhaite réinvestir dans le tissu industriel français et tricoter à nouveau dans l’hexagone afin d’atteindre un 100 % made in France d’ici 2027, que ce soit pour la façon, la matière, le packaging et l’étiquetage.




En relançant la marque Pipolaki, Arnaud s’engage dans la reconstruction d’une filière qui passe également par une modernisation des ateliers de Roanne et Saint-Agathe (Loire), par le renforcement des compétences, la montée en capacité et des partenariats industriels locaux. En 2025, ce sont 700 000 pièces qui ont été produites avec 60 % du volume entièrement made in France. L’entreprise s’engage également sur la voie de la durabilité et de la RSE. Près de 70 % de la gamme contient au moins 10 % de matières recyclées. Plus de 20 % des produits sont réalisés en matières 100 % recyclées et la marque adopte également une position ferme pour maitriser sa production (avec des approvisionnements en circuits courts) et sa gestion des stocks tout en bannissant totalement le plastique de ses emballages.
Pour 2026, Pipolaki va lancer un pull totalement tricoté en France ainsi qu’une collection technique adaptée à tous les sports d’extérieur. Et pour que tous ces objectifs restent bien ancrés dans le nouvel ADN de la marque, Pipolaki devient une entreprise à mission en inscrivant dans ses statuts l’objectif de relocaliser et fédérer le savoir-faire du tricot en France, afin de reconstruire une filière textile locale, durable et compétitive.
